Aujourd’hui, la catégorisation des douleurs d‘origines cervicale peut rester complexe pour les praticiens. D’une part, l’examen clinique des patients atteints de cervicalgie peut sembler confus, d’autre part il existe de nombreuses classifications dans la littérature.
Cependant, des mises à jour de recommandations de pratique clinique ont été publiées dans la revue américaine du JOSPT en 2017 (1) (révision des recommandations de 2008) et ont pour objectif de faciliter le travail de catégorisation pour les cliniciens, d’uniformiser le langage en ce qui concerne les classifications de problématiques d’origine cervicale ainsi que d’emmètre des recommandations de bonne pratique pour chaque catégorie clinique.
Les 4 catégories cliniques retenues dans cet article sont :
– Cervicalgies en lien avec les céphalées
– Cervicalgies en lien avec un déficit de mobilité
– Cervicalgie avec irradiations
– Cervicalgie avec déficit de contrôle moteur
Ainsi, dans chacune de ces 4 catégories sont présentés les principaux déficits et leurs manifestations cliniques en fonction de l’état (sévère ou mineur), avec les résultats attendus de l’examen clinique, ainsi que des recommandations cliniques thérapeutiques (la aussi fonction du stade de l’atteinte).
Déficit de mobilité : 
Céphalées cervicogéniques :
Déficit de coordination :
Cervicalgie avec irradiation :
Ainsi le clinicien sera aidé non seulement dans la catégorisation clinique, dans la réalisation de l’examen clinique et dans l’identification des déficits associés, mais pourra également s’appuyer sur ces recommandations pour la prise en charge de son patient. Les recommandation de traitement sont cependant générales, et il appartiendra à chaque thérapeute d’individualiser son plan de traitement.
Déjà 7 ans que ces révisions de guidelines ont été publiées. Elles ont l’intérêt de proposer une classification simple, avec une intention de traiter. Ce qui en fait une classification cliniquement très pertinente.
Cependant, cette classification repose quasi exclusivement sur des descripteurs et contributeurs biomédicaux. Or, la cervicalgie est influencée par d’autres paramètres. Ainsi résumer les atteintes cervicales à 4 entités cliniques serait trop réducteur et éloigné de la diversité des patients que l’on peut rencontrer en pratique clinique.
Bibliographie
1. Blanpied PR, Gross AR, Elliott JM, Devaney LL, Clewley D, Walton DM, et al. Neck Pain: Revision 2017. J Orthop Sports Phys Ther. 30 juin 2017;47(7):A1‑83.
2. Elsevier Masson SAS [Internet]. [cité 17 nov 2024]. Prise en charge des cervicalgies | Livre | 9782294770166. Disponible sur: https://www.elsevier-masson.fr/prise-en-charge-des-cervicalgies-9782294770166.html
3. Guzman J, Haldeman S, Carroll LJ, Carragee EJ, Hurwitz EL, Peloso P, et al. Clinical practice implications of the Bone and Joint Decade 2000-2010 Task Force on Neck Pain and Its Associated Disorders: from concepts and findings to recommendations. Spine. 15 févr 2008;33(4 Suppl):S199-213.
4. Irgens P, Kongsted A, Myhrvold BL, Waagan K, Engebretsen KB, Natvig B, et al. Neck pain patterns and subgrouping based on weekly SMS-derived trajectories. BMC Musculoskelet Disord. 14 oct 2020;21(1):678.
5. Verhagen AP. Physiotherapy management of neck pain. J Physiother. janv 2021;67(1):5‑11.